La neurologie et la psychologie ont démontré que le développement intellectuel et affectif d'un mammifère dans des conditions de domestications optimales (ie pas le porc abruti par le confinement de l'engraissement dans une ferme usine par exemple) se comparait à celui de l'enfant humain de 2 à 3 ans selon les individus animaux. En effet, si vous faite passer à un chat ou un chien le genre de tests psychométriques utilisés pour les bébés, ça peut se vérifier même à la maison très facilement. Compte tenu de cet élément de fait et de mes croyances éthiques et religieuses, et tout comme beaucoup d'autres personnes, j'ai énormément de problème avec le fait que la dépouille d'un animal ayant fait partie de ma famille depuis 12 à 20 ans soient traité comme de la charogne et utilisé à des fins industrielles. Je crois que disposer de la dépouille de manière écologique en l'incinérant et/ou l'enterrant à un endroit spécialisé et conformément à la loi et à l'hygiène n'est pas kétaine. Ce qui le devient, ce sont les excès qui peuvent y être reliés comme des pierres tombales du genre de celle-ci ou des cercueils scellés de centaines de dollars que n'auront pas même les humains de la famille. Ou le fait de garder les cendres chez soi dans une urne (ce que je n'ai fait même pour mon père que de façon temporaire!). Idem les épitaphes aux épanchements excessifs: les gens en font en général pas mal plus étalage dans les cimetières animaux qu'humains!

Une bonne connaissance, Louise Lalonde, est la propriétaire du cimetière À la mémoire de nos amis à Breakeyville et partage cette philosophie. Journaliste de formation et ancienne chef d'antenne à la télé s'étant retrouvée à s'occuper du cimetière paroissial, elle a décidé d'acquérir un terrain et d'offrir un service d'enterrement pour animaux domestiques au prix minimal possible. Le terrain en question est constitué d'un type de sol sec qui va bien au-delà des standards exigés pour les cimetières humains, à tel point qu'on lui avait fait des offres de rachat pour des fins funéraires humaines. Il s'agit d'un parc funéraire jardin où il y a tant de fleurs que vous avez en été de la difficulté à distinguer les petites pierres et les marqueurs! Chacun peut y entretenir son lot et les gens en font une activité familiale de jardinage avec leurs enfants et animaux. Louise réglemente strictement son cimetière: tous objets, bibelots, fleurs artificielles, pierres trop grosses ou excentriques (ex.: statues, symboles religieux, etc.) etc., y sont interdits, tant pour des raisons d'esthétisme que de dissuasion du vandalisme.C'est elle qui magasine et prend les soumissions afin que les prix pour ceux qui désirent une pierre ou un «marqueur» puissent payer le moins cher possible: le résultat est si probant que certains lui demandent ses services conseils pour acheter pour eux-mêmes en tant qu'humains! C'est un excellent moyen de pression pour forcer les compagnies qui exploitent jusqu'à 400% de profit à ré-évaluer leurs prix. Les animaux sont enterrés dans de petites housses du genre de celles utilisées en médico-légal et sont enduits d'une poudre qui favorise l'assèchement du corps plutôt que le pourrissement. Peu importe le nombre d'animaux vous appartenant qui y sont enterrés, il n'y a qu'une seule cotisation d'entretien annuelle. C'est donc infiniment mieux géré en tout et dans l'intérêt du consommateur que dans la très grande majorité des compagnies funéraires ou cimetières pour humain!