Page   de 
 

Un autographe, SVP, votre honneur!

Les artistes, les acteurs et les athlètes ne sont pas les seuls à être sollicités de toutes part pour un autographe. En effet, j'ai déjà vu Bill Gates, un homme d'affaires, signer un autographe. J'ai déjà vu Lucien Bouchard, un politicien, signer un autographe. Mais un juge signer un autographe, en fonction par-dessus le marché??? Jamais je n'ai vu cela de ma vie!

Et pourtant, à la télé américaine, le 13e jour de juin de l'an de grâce 2000, un jeune intimé a demandé un autographe à la célèbre et colorée juge Judy (réseau ABC) une fois le verdict tombé, contre lui. On aura tout vu!

P.S.: Si jamais Bill Gates demande un autographe au Juge Jackson, inutile de se demander ce que diantre il a fumé, mais il en a fumé du TRÈS BON!!...

Un justiciable devant s’identifier mentionne comme profession «coupeur de têtes de poulets». 

Une justiciable, témoignant d’un accident qu’elle a subi, mentionne au juge qu’elle est tombée du trottoir et a subi une fellation du coccyx. À la tête étonnée du juge, la justiciable précise que son coccyx était fêlé d’après les radiographies. 

Kétainerie No 3900:

Un avocat, bien connu comme brillant mais fort original et souvent dans la lune a perdu littéralement ses culottes devant la Cour, qui lui ont tombé aux chevilles en plaidant ! Il s’est excusé en mentionnant qu’il avait oublié de mettre ses bretelles ce matin-là. 

Le même avocat, emporté dans une envolée oratoire en défendant un client accusé d’agression sexuelle, détaille abondamment au tribunal l’endroit isolé où vit son client, dans le fond d’un rang d’une localité sans activités, etc., en vient à dire par distraction à la fin : «Que voulez-vous Monsieur le Juge, mon client n’a rien d’autre à faire là que des agressions sexuelles!». 

 Un autre exemple de tenue vestimentaire particulière : Une justiciable de relative petite taille, aux poignées d’amour incontestables et au visage de carlin s’était mise sur son trente et un pour honorer la Cour Supérieure. Elle portait une chemise courte de type «bedaine» mettant en valeur son nombril; cette chemise était en dentelle semi-transparente bleu clair fleurie de grosses roses bleu foncé et avaient des manches mi-longues serrées à mi-bras s’évasant au coude en de gigantesques volants asymétriques si on les considèrent devant-derrière. Dessous, elle portait un satin-gorge satiné opaque noir. Le bas de son corps était vêtu d’un jeans taille basse serré jusqu’aux genoux. Juste sous le genoux, ce tissu était remplacé par deux gigantesques volants de type pattes d’éléphants descendant aux chevilles du même tissu que la chemise. Les vêtements étaient propres et bien repassés, le maquillage et la coiffure se voulaient soignés quoique dans le ton excessif des années 80. Mais encore une fois, c’est l’odeur importante de sueur corporelle qui démontrait que cette dame ne distribuait pas son attention d’une façon égale. Je ne crois pas que de son estrade le juge ait pu le remarquer autant que nous dans la salle. Cependant, cet élément de fait ne faisait qu’accentuer l’impression que nous avions d’être au Studio 54 dans les années 70 plutôt qu’à la Cour! Notre Juge présent a été clément et n’a pas émis de commentaire.

 Un justiciable est amené devant le juge. Le monsieur a manifestement des problèmes de santé mentale ou de troubles cognitifs quelconques et les deux procureurs (Couronne et défense) questionnent son aptitude à comparaître. Selon le policier l’escortant, le justiciable a été pris dans un supermarché à voler à l’étalage un petit poulet et autres produits surgelés. Il a été découvert lorsqu’il s’est évanoui et qu’on a voulu lui porter secours. Monsieur avait placé un des items dérobés dans sa tuque avant de la remettre sur sa tête, et les autres dans son manteau. Il s’était donc gelé la tête et le corps, d’où le malaise.

  Lors d’une comparution, mon patron criminaliste avait été appelé en renfort par un confrère, que nous appellerons Me P. , qui désirait déterminer s’il allait prendre ou référer l’ensemble ou une partie des dossiers d’un jeune client accusé de 70 chefs d’accusation relatifs à de l’introduction par effraction et au vol. Vu la récence et le volume des dossiers, Me P. n’avait pu prendre connaissance de la volumineuse paperasse émise en conséquence par le greffe et le procureur général. Me P., accompagné de mon patron, se présente devant la Cour. Pour vous mettre en situation, lors des comparutions criminelles, la salle est ouverte au public et on traite ensemble de très nombreux dossiers : il y a donc du monde et de l’animation, les employés, avocats et témoins allant et venant, etc. L’accusé est appelé et le juge entreprend de lire les chefs d’accusation à haute voix, selon la procédure. Me P. mentionne au juge que vu le volume des chefs, il accepte de dispenser de la lecture. Le juge mentionne que vu justement l’ampleur du dossier, il en fera néanmoins une lecture condensée et commence à la page 4. Or , le tout premier chef d’accusation lu va comme suit :« Le x du xème mois de 19…, se serait introduit par effraction dans la résidence de X.P….sise au x, rue y à ville z»! Stupeur de Me P. qui en reste sans voix, et entend 2-3 autres chefs au même effet. Fâché, il se retourne subitement vers son client en lui disant à voix très audible : «Ah ben c’est toé mon p’tit criss qui est venu voler chez nous!» Vous pouvez imaginer les rires dans la salle! 

Pas «kétaine», mais insolite :

 Dans le district de Kamouraska pratiquait jusque dans les années 70-80 environ un juge aujourd’hui décédé qui est devenu légendaire pour son caractère et ses pratiques «cools». À l’époque, le Palais de justice de Rivière-du-loup était attenant à une prison. Ce juge y avait également son bureau. Monsieur le juge B. avait décidé de s’impliquer pour la réhabilitation des condamnés criminels auprès de qui il était devenu extrêmement populaire et ce non seulement pour son indulgence sur le banc. Lorsqu’il terminait sa journée de travail, il demandait souvent aux gardiens de lui amener un des prisonniers, le plus souvent l’un de ceux qu’il avait condamné lui-même. Il discutait avec lui dans son bureau et lui offrait un verre! Monsieur le Juge n’y gardait pas quelques bouteilles de boisson que pour cette raison : en effet, il offrait aux avocats le café alcoolisé à son bureau en échange d’une contribution à sa tirelire servant à acheter des cadeaux aux prisonniers à Noel!  

 District de Kamouraska : Un accusé se présente devant le juge, en présence de mon patron criminaliste. Celui-ci s’enquiert si il s’est choisi un avocat. Réponse : pas encore, je verrai. Le juge : plaidez-vous coupable ou non coupable? L’accusé : «Je ne sais pas Monsieur le Juge, ça dépendra». Le juge s’informe puisqu’il ne comprend pas ce qu’il veut. L’accusé lui rétorque : «Ça dépendra si vous êtes cochon!. Si vous êtes cochon, je plaide non coupable et je prends un avocat. Sinon, je plaide tout de suite coupable et je fais ça moi-même!». Le juge lui mentionne : «On réclame contre vous trois mois. Si je vous offre un mois, plaidez-vous coupable?». Réponse : Oh oui, Monsieur le Juge, puisque vous n’êtes pas cochon!» 

 Dans l'élément suivant je tais les noms des jeunes impliqués. 

C'était au Tribunal de la jeunesse. X avait 18 ans et s'était battu avec un jeune de 17 ans qui avait déjà eu des démêlés avec la justice. Mais comme il s'agissait d'un mineur, il a fallu aller se pointer là-bas. Les parents du jeune et nous avions tous les deux porté plainte. X était représenté par le procureur. À un moment donné, X s'est présenté devant le juge et lui a dit qu'il ne prétendait pas être un saint et que ça lui arrivait de se battre, surtout quand un jeune arrogant traitait sa mère de pute. L'avocat de l'autre jeune essayait de faire dire aux témoins de X qu'il se battait pour tout et pour rien. Y, un des témoins de X a été contre-interrogé par l'avocat de la défense. À un moment donné, il a dit ce qui suit : Diriez-vous que X est soupe au lait. Y l'a regardé estomaqué et lui a dit d'un air offusqué : "Mais qu'est-ce que la cuisine a à voir dans cette affaire". Tout le monde, le juge y compris, a éclaté de rire. Le juge a posé des questions au jeune qui lui marmonnait et ne le regardait pas dans les yeux, contrairement à X. Le juge a conclu en disant qu'elle préférait quelqu'un qui lui disait franchement que ça lui arrivait de se battre, surtout quand on le provoquait, à quelqu'un qui de toute évidence avait des problèmes et qui prétendait être un ange. X a été lavé de toutes les accusations qui pesaient sur lui et le jeune a été condamné à l'école de réforme.

Source : De ma soeur Jojo

NU À SON PROCÈS

La nudité est un acte répréhensible en Grande-Bretagne car elle représente un risque pour la morale de la société. Un nudiste activiste a donc décidé de se présenter à son procès dans la tenue d'Adam, sans la feuille de vigne. La Cour a apporté des modifications à ses règles les plus simples. L'homme est devant un tribunal de Londres pour troubles à l'ordre public. Il est accusé de s'être promené nu entre le 14 juillet et le 19 août dernier dans un endroit public et en refusant de s'habiller. Ce procès doit durer quatre jours et l'accusé n'a pas l'intention de s'habiller pendant cette période.